La protection contre les radiations : un problème au-dessus des nuages

Publié le : 06 janvier 20222 mins de lecture

Voler est devenu complètement naturel de nos jours. Cependant, les personnes qui prennent l’avion, souvent, s’exposent à un rayonnement accru. Pourquoi ? Le rayonnement riche en énergie provenant de l’espace frappe constamment la terre.

L’atmosphère protège une grande partie du rayonnement, mais à haute altitude, comme dans un avion, l’exposition au rayonnement augmente. Le rayonnement de haute altitude est le terme utilisé pour décrire le rayonnement ionisant qui se produit dans l’atmosphère. Il provient du rayonnement de particules à haute énergie provenant de l’espace, le rayonnement cosmique. L’exposition annuelle moyenne au rayonnement naturel dû au rayonnement cosmique (espace, soleil) au niveau de la mer est de 0,3 mSv (= millisievert). L’unité de dose efficace est le 1 Sv ( Sievert ), qui remplace, aujourd’hui, l’unité rem précédemment utilisée (1Sv = 100 rem).

L’exposition aux radiations dépend de l’altitude de vol

Plus un avion monte en altitude, plus il est exposé aux rayonnements de l’espace. Un vol de Francfort à New York, par exemple, entraîne une exposition aux rayonnements de 42 microsieverts (µSv). 24 heures à une altitude allant jusqu’à 10 000 mètres sur un vol à destination d’Auckland entraînent une dose de 78 µSv pour le passager.

L’exposition au rayonnement dépend, entre autres, de l’altitude de vol, de la durée du vol et des conditions géographiques (le rayonnement augmente vers les pôles).

Site web de calcul de l’exposition aux rayonnements

L’institut de radioprotection du centre de recherche GSF pour l’environnement et la santé de Neuherberg, près de Munich, propose, désormais, un site web qui permet de calculer la dose de rayonnement attendue pour chaque vol.

Le calcul est basé sur le programme EPCARD (Programme européen pour le calcul des doses de route aérienne) développé avec le soutien de l’UE. Les doses de radiation calculées devraient faire pousser un soupir de soulagement à la plupart des grands voyageurs. Il faudrait traverser l’Atlantique en avion 400 fois par an pour atteindre la limite de 20 mSv recommandée par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) pour les personnes professionnellement exposées.

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